Maintenant sur le fond : Quelqu’en soit le véritable auteur, cette citation a pour mérite d’évoquer le risque, voire l’intuition. Or, nous tendons dans les entreprises à vouloir maîtriser absolument toute chose. Dans le même temps, nous exigeons pourtant de la créativité dans la stratégie, le marketing, le commercial, la R&D, …
Il faut tout à la fois laisser la créativité s’exprimer, mais également maîtriser tout mouvement ayant des incidences stratégiques. La grande difficulté est de respecter un équilibre entre ces forces, et ce suivant une chronologie précise :
1) Ouvrir le champ des possibles, lever les contraintes (réelles, culturelles, organisationnelles, …)
2) Sélectionner, puis hiérarchiser les axes proposés,
3) Qualifier, et traduire en actions concrètes.
Cette démarche n’est pas nouvelle dans le sens où par exemple les brain-stormings (remue-méninges en français !) nous y ont déjà habitué. Par contre, il est plus difficile d’appliquer cette pratique à l’établissement d’une stratégie. C’est pourtant indispensable pour ne pas sombrer dans le piège du “consensus mou” qui traduit la plupart du temps une non-décision. Une autre illustration est cette propension classique qui consiste à modifier les organisations en fonction des personnels existants, plutôt que le contraire.
Il est bien évident que de nombreuses contraintes existent (notamment dans les petites structures), mais les étapes doivent être absolument respectées pour que les décisions soient efficaces et pérennes.
Y.B.

